Tableaux photographiques

Je n’avais jamais vraiment envisagé la photographie, et la vie m’a souvent placé un appareil photo entre les mains. Mes compagnons de mes vies passées m’y ont initiée : en 2006, je découvre les appareils photo numérique compacts, puis en 2008 l’appareil photo reflex. Et j’ai posé mes premiers regards lors d’un safari photo à Paris.
J’achète mon premier objectif en 2009, une focale fixe — qui reste jusqu’à aujourd’hui mon préféré. Un ami me fait découvrir son appareil reflex plein format, je me rappelle des flashs et des cloches qu’il utilisait pour prendre des portraits.
Je n’avais pas conscience de la valeur de ces moments à l’époque, et aujourd’hui, je me sens reconnaissante de ce que j’ai appris à leur côté.
En 2013, je m’offre un reflex plein format que j’utilise pour le travail. Je n’en ai pas profité pour reprendre la photo et je m’en sépare en 2016. Alors que le but était d’explorer mon regard de nouveau.
Et puis je chemine ma propre voie. J’achète un appareil photo argentique en 2016. Je voulais prendre des photos avec intention Et de capturer les instants tels qu’ils sont, sans les transformer ni les retoucher : pas de mise en scène ni de pimpage, juste la réalité, ni plus ni moins.
L’argentique me permet d’accueillir ce qui est sans vouloir parfaire avec des filtres ou des retouches. La photo est parfaite comme elle est, avec toutes les imperfections propres à l’argentique.
Je n’avais jamais valorisé mes photos de quelconque façon ; c’était juste une conversation entre moi et moi-même. Je les rencontrais une fois les pellicules développées, je les appréciais et je les archivais dans mes pochettes photos. Rare étaient les personnes qui avaient connaissance de ces photos.
Il a fallu des années pour que je porte un regard différent sur mes photos et que je pense à les montrer « au monde ». C’est seulement en juillet 2025 que cette idée m’est venu comme un coup d’éclair. Juste des les montrer en ligne et de les imprimer en affiche.
Fin 2025, je prends soin de mon ancien magasin à Nice pour qu’il se présente bien pour sa vente. J’y rencontre plein de passants, plusieurs me demandent si c’est une galerie d’art parce que j’y avais accroché des grandes photos pour décorer, des affiches que j’avais achetées. Et puis un papi me demande un jour si les photos accrochées étaient mes photos :
« Ce ne sont pas mes photos mais peut-être un jour »
Cet échange m’a marquée, ça m’a glissé l’idée d’exposer mes propre photos, de prendre ce courage là, de faire ce grand saut d’être visible.
C’est ainsi que début 2026, j’expose mes photos pour la première fois. J’ai pu montrer mes photos à ce papi et lui dire merci d’avoir été cette étincelle qui m’a donné le courage de montrer ce qui était resté caché depuis toujours.
Les visiteurs pensaient que c’était des tableaux et non pas des photos. C’était enrichissant pour moi de découvrir le regard que portaient ces inconnus sur mes photos.
Je remercie Danielle d’avoir posé les petites pierres à suivre pour que mon regard grandisse. Pour que je grandisse.
Aujourd’hui, je partage avec vous mes tableaux et mes moments de vie. Ce sont des photos et des moments de vie que je chérie avec tendresse.
Merci d’être témoins de mon chemin.
Tendrement, Pauline.
PS : Pourquoi « Paupiette » ? C’est un surnom affectueux que l’on utilise parfois pour désigner affectueusement un ami que l’on apprécie beaucoup.